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Hubert Védrine était à Poitiers, début novembre 2011

Hubert Védrine à Poitiers le 3 novembre 2011Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, était invité le 3 novembre aux salons de Blossac par la ville de Poitiers et l’Espace Mendès-France, sur un thème d’actualité : “L’Europe face à la crise”.

Devant une salle comble, il a dressé un portrait sans concession du monde tel qu’il semble se dessiner, mais sans défaitisme. Nous, les Occidentaux, nous avons conduit longtemps la marche du monde. Aujourd’hui, nous avons perdu le monopole de la puissance, pour autant nous n’avons pas encore perdu la puissance. C’est un renversement inéluctable dans l’histoire, les pays émergents et pas seulement la Chine, refont entendre leurs voix. Ils ont été eux aussi de grandes puissances dans le passé et prospéraient. Il a un peu fustigé les Français car ils sont parmi les plus gros consommateurs d’antidépresseurs… Pourtant ils ne semblent pas être plus heureux, comme quoi les médicaments ne serviraient à rien ! La condition de vie des Français serait des plus enviables comparativement à tout ce qui se passe dans le reste du monde. La construction de l’Europe n’est pas chose facile, et son système social fait parti des exceptions, c’est l’un des meilleurs au monde, mais forcement il coûte cher, alors sera-t-il encore possible de le garder comme il est, si nous souhaitons rester compétitif et donc continuer à vivre dans le monde sans avoir à redevenir protectionnistes ?

Pour la Coccinelle, il semble que la population française ait bien conscience qu’elle a un des meilleurs système social et elle constate jour après jour qu’elle à plus à perdre dans la mondialisation, avec la désocialisation galopante qui laisse de plus en plus de monde sur le bord des routes. Des travailleurs font de plus en plus de demandes aux diverses associations caritatives pour un complément d’alimentation, ce n’est sûrement pas un bon signe pour le moral des Français, ceci explique peut être cela.
Doit-on renoncer à tout, pour un pseudo “bien de l’humanité” que le système de financiarisation actuel nous impose ?
Car c’est plus un transfert de richesse, que de la création de richesse, sinon les autres pays devraient arriver à en avoir sans que les autres en perdent.

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